Mobilité · 6 min de lecture
Taxi ou VTC pour vos déplacements professionnels ?
Prix encadré, présence nationale, certification, activité déclarée en France : les différences qui comptent pour une entreprise, chiffres officiels à l’appui.
Taxis et VTC transportent tous deux des passagers à la demande, mais leur cadre réglementaire diffère. Pour une entreprise, ces différences ont des conséquences concrètes sur le budget, la disponibilité et la traçabilité des déplacements. Voici les faits, sources à l’appui.
1. Le prix : encadré pour le taxi, libre pour le VTC
Le tarif du taxi est plafonné chaque année par arrêté, puis fixé par le préfet dans chaque département. Pour 2026, les plafonds sont de 4,48 € pour la prise en charge, 1,30 € par kilomètre et 42,15 € par heure d’attente, avec une course minimum de 8 €. Les trajets entre Paris et ses aéroports bénéficient de forfaits officiels (56 € entre Roissy-CDG et la rive droite, par exemple). Il n’y a aucune majoration selon la demande.
Le VTC fixe librement ses prix. Sur les plateformes, ils peuvent augmenter selon la demande : heures de pointe, météo, événements.
Sources : service-public.fr, arrêté du 24/12/2025 ; fiche « Chauffeur de VTC ».
2. La présence : partout pour le taxi, en métropole pour le VTC
La France compte 62 800 taxis, dont 64 % hors Île-de-France. Les espaces ruraux sont même les mieux pourvus rapportés à leur population. À l’inverse, 74 % des courses VTC démarrent en Île-de-France : les chauffeurs VTC travaillent presque exclusivement dans les grandes métropoles.
Pour des collaborateurs qui se déplacent dans les villes moyennes ou en zone rurale, le taxi est souvent la seule offre disponible.
Source : Observatoire national des T3P, rapport 2026 (données 2024).
3. Les voies réservées
Selon les axes et les arrêtés locaux, les taxis peuvent aussi emprunter des voies réservées ; cet avantage n’est pas universel et évolue avec la jurisprudence (le tribunal administratif de Paris a ouvert la voie réservée de la rue de Rivoli aux VTC en avril 2026).
4. La certification des chauffeurs et des véhicules
- Carte professionnelle délivrée par le préfet après un examen comportant des épreuves propres au taxi, dont la connaissance du territoire.
- Avis médical, attestation de premiers secours et casier judiciaire compatible.
- Carte valable 5 ans, renouvelée après 14 heures de formation continue.
- Autorisation de stationnement, taximètre, imprimante, lumineux et terminal de paiement obligatoires ; contrôle technique annuel.
Les VTC sont eux aussi une profession réglementée (examen, carte professionnelle, registre). Le législateur a récemment renforcé la lutte contre la fraude : la loi du 25 juin 2026 interdit le prêt d’inscription au registre VTC et durcit les sanctions du racolage, et des amendes forfaitaires délictuelles sont généralisées depuis 2025.
Sources : service-public.fr (F21907) ; ministère des Transports.
5. Une activité ancrée dans l’économie locale
Les courses France Taxi sont réalisées par des artisans et des entreprises de taxi établis en France, qui y déclarent leur activité, dans chaque département.
Et la TVA ?
Taxi comme VTC, la course est soumise à une TVA de 10 %. Elle n’est en principe pas déductible pour l’entreprise cliente, le transport de personnes étant exclu du droit à déduction (article 206 IV-2-5° de l’annexe II du CGI), sauf exceptions. La dépense reste une charge déductible du résultat.
En résumé
- Pour la prévisibilité budgétaire et la couverture régionale, le taxi est un choix solide.
- Un compte entreprise France Taxi y ajoute le pilotage : règles par département, contrôle de cohérence de chaque course, relevé mensuel unique.